Je souffre, ils m’ont mise dans le gouffre
En me donnant à un homme pour qui je n’éprouve aucun sentiment
Et cela, sans mon consentement.
C’est de l’humiliation qu’ils ont eu peur
Cela m’a menée aujourd’hui dans la stupeur.
Arrivée chez lui à peine
J’éprouve déjà de la peine
Ils ne se rendent pas compte qu’ils m’ont condamnée
Condamnée à mourir à petit feu
C’est comme si je me faisais brûler par le feu
J’ai perdu le goût de vivre.
Entre eux, ils organisent une rencontre
Ils parlent de moi, de ce mariage, disons le mien
Bien que certains soient contre
La majorité est d’accord, mais ils n’ont même pas cherché à savoir si j’étais pour ce lien
C’est Papa et Maman qui sont à la base
Appuyés par la famille, ils ont tranché
Leur parole ne doit pas être contestée
Leur pouvoir parental, ils me l'ont imposé.
Depuis le jour où j’ai appris
J’ai su que le reste de ma vie ne serait que du mépris
Le mépris pour moi-même et envers tout le monde
Pourquoi m'ont-ils fait cela ?
Pourquoi ne m'ont-ils pas laissé le choix ?
Puisqu'il s'agit de moi, pourquoi ne m'ont-ils pas laissée épouser celui que je veux ?
Tant de questions frôlent mon esprit chaque nuit
Y penser me nuit.
J’essaie de ne pas y prêter attention
Mais je n’y arrive pas, car à chaque fois ma tension monte.
Je vis une vie de merde
Pour supporter ce mal, je me démerde.
Pour essayer de le cacher, je m’efforce pour que l’angoisse ne se lise pas sur mon visage
Mais je n’ai pas toute cette force
Car au fond de mon cœur habite un grand vide.
Je suis dans une situation dans laquelle personne n’aimerait être
Pourtant, ils étaient contents quand ils m’ont vue naître
Alors, les prières et bénédictions fusaient de partout et ils souriaient
Mais maintenant, ce sont eux qui ont fait de ma vie le contraire de ce qu’ils priaient
Ils partageaient ma douleur quand je souffrais physiquement dans l'enfance
Je me demande pourquoi ils ne voient pas ce que j’endure moralement
Et pourtant ils le savent, ce n’est pas un mariage suave
Car je ne suis pas ici de mon gré
C’est difficile de continuer, le mal a atteint le plus haut degré.
J’aurais voulu avoir cette vie paisible sans stress
Mais ils disent que c’est mon destin...Oui, certes un destin pénible.
J’aurais voulu faire une trêve
J’aurais voulu que ce ne soit pas une réalité, mais un rêve,
Mais quand je me rends compte que je suis éveillée
Je me dis qu’ils ont réduit en cendres mes rêves
Le rêve d’être la reine d’un homme...
Qu’il soit riche ou pauvre, je voulais juste que ce soit l’amour qui nous lie
Pour lui, je ne suis qu’un simple objet
Un objet dont il se sert au lit pour assouvir sa besogne
J’ai envie de crier que j’en ai marre, que c’est plus qu’un délit
Mais qui m’écouterait ? Alors je me tais, par vergogne.
La vie des autres est pleine de beaux moments, de quiétude et d’amour
Ce n’est pas que je leur envie
Mais j’aurais aimé vivre ne serait-ce qu’un après-midi de leur vie
Pour moi, tout cela n’est qu’une illusion
J’aurais voulu y mettre un terme, mais j’attends la mort...
Je ne sais pas si elle tardera à arriver à cette allure
Car elle est trop profonde, ma fêlure.
Ceux qui m’ont mise dans cette situation ont maintenant une vie aisée
Moi, de mon côté, je suis délaissée.
Ça ne les regarde plus, car ils sont épargnés des reproches de la communauté
Moi, ma vie m'a été ôtée
Je ne vis plus que pour mourir
Car ils m’ont mise dans le gouffre
Vraiment, je souffre
C’est Papa et Maman qui sont à la base
Appuyés par la famille, ils m’ont sacrifiée.





Commentaires (0)